Dourdan, Essonne

Théophile Gautreau, un Gautreau entrepreneur Publié dans le Trait-d’Union des Gautreau 2021

En mars 1830 au Val Saint-Germain (Seine-et-Oise actuellement département de l’Essonne), Jean Étienne Constant GAUTREAU (né vers 1809 à Paris dans le quartier de la Sorbonne, proche du Panthéon - fils de Étienne GAUTREAU, perruquier et de Marie Françoise BOUCHARD, Marchande ambulante) épousa la couturière Marie Louise Julienne Sophie THIBOUT. L’acte de mariage orthographie son nom GAUTEROT.

Leur aîné Théophile naquit quelques semaines avant leur mariage le 11 décembre 1829 au Val St Germain. Le couple eut 7 autres enfants : Léonie, Louise, Victorine, Ernest, Agénor, Amanda et Flore.
Vers 1857, Jean GAUTREAU installa un atelier de menuiserie dans la commune voisine de Dourdan.

Théophile Gautreau suivit des études primaires à Montlhéry, puis il travailla dans la menuiserie de son père. Par la suite, il y créa une entreprise de fabrication de machines agricoles. Cet établissement employa plus de 100 ouvriers.

L’usine Gautreau à Dourdan

Comme l’indique son encart publicitaire, la société GAUTREAU était spécialisée dans la manufacture de batteuses et machines à vapeur. La machine à battre présentée à l’exposition du champ de mars (Paris) en 1867 était capable de battre 3000 kilogrammes de gerbes de blé par heure avec une machine de 5 chevaux dont les batteurs tournaient à 800 tours par minute. Le matériel Gautreau connut un grand succès en Europe et remporta de nombreuses médailles d’or dans les foires et expositions. Des machines agricoles furent même présentées en Indochine lors de l’Exposition d’Hanoï de 1888.

Publicité des machines Gautreau à Dourdan (91)

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Théophile GAUTREAU épousa Alexandrine Léopoldine BOTTIER à Dourdan le 9 janvier 1869 avec laquelle il eut au moins 3 garçons : Théophile (Caporal au 31ème régiment d’infanterie de ligne), Léopold (Ingénieur) et Alexandre. Ce dernier obtint une médaille de bronze à l’exposition universelle de paris en 1900 pour ses armes de chasse.

Théophile GAUTREAU était membre honoraire de la Société de Secours des Sapeur-Pompiers et de la Société de Secours Mutuel de Dourdan. Il fut élu conseiller municipal le 13 août 1865 puis maire de la ville en 1881. Il conserva cette fonction jusqu’en 1898, année au cours de laquelle il démissionna en raison de ses multiples occupations, dont celle de conseiller général qu’il exerçait depuis 1895.

Theophile Gautreau Dourdan

Il mourut le samedi 30 mars 1901, dans sa 71e année.

Après la mort de Théophile Gautreau, l’usine resta en activité jusqu’à la première guerre mondiale. A cette époque, des camions militaires furent réparés dans les ateliers de cette entreprise qui portait toujours le nom de son créateur. Le site fut ensuite occupé par plusieurs activités successives : tannerie, ferrailleur, cartonnerie, ateliers municipaux.

M. Théophile Gautreau avait reçu les distinctions suivantes : Officier de la Légion d’Honneur en 1882, Officier du Mérite agricole et Chevalier de l’Ordre d’Isabelle la Catholique d’Espagne.
Durant sa vie, il avait été président honoraire de la Chambre syndicale des Constructeurs de machines agricoles et horticoles de France, inspecteur de l’enseignement technique, membre d’honneur de la Société musicale, membre du Comité de patronage de L’école primaire supérieure, président de la Caisse d’Épargne, de la Commission administrative de l’Hospice et de celle du Bureau de Bienfaisance.